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Guide de l'autoédition : la forme

Publié le 21 avril 2018 à 19h18 • modifié le 2 mai 2018 à 21h13 par Tristan Valure • 233 vues
Un lecteur s’attend à retrouver les codes de formatage universels dans un roman et il est donc indispensable de les connaître. Les dialogues, la longueur et la construction des phrases, les paragraphes, les chapitres, la typographie… tant que faire se peut, il faut rester dans des normes établies afin de ne pas déstabiliser un lectorat qui a déjà fait un gros effort : celui de se procurer votre livre !

Longueur d’un roman ou d’un chapitre


Pour un livre au format classique, comptez environ 250 mots par page. Si la longueur d’un ouvrage à moins d’importance aujourd’hui du fait de la dématérialisation des œuvres, on aura tendance à parler d’un roman à partir de 50 000 mots, soit environ 200 pages. En deçà, votre œuvre sera plutôt perçu comme une nouvelle. Au-delà de 100 000 mots, votre roman dépassera les 400 pages. Il faudra alors envisager de le scinder en plusieurs tomes si vous n’êtes pas vers la fin !

Les chapitres permettent d’aérer un peu le roman, de le jalonner afin que le lecteur puisse s’y retrouver plus facilement. La longueur d’un chapitre ne se plie pas à des règles précises. Ce dernier doit comporter une sous partie de la trame générale et la traiter d’un bout à l’autre. Il est d’usage qu’il fasse d’une dizaine de pages au minimum à plusieurs dizaines.

Longueur des phrases

Il est prouvé que les phrases longues nécessitent un plus grand effort de la part du lecteur pour suivre un récit. Cela signifie que si vous êtes un adepte de Proust (38 mots par phrase en moyenne), votre lectorat sera mis à rude épreuve ! Comptez 15 mots par phrase ou moins pour que la majorité de votre lectorat mémorise immédiatement votre phrase, et donc suivre votre récit avec fluidité. Si vous vous adressez à un lectorat plus mature, vous pouvez grimper jusqu’à environ 20 mots par phrase. Au-delà, vous commencer à entrer dans les récits lourds à suivre. Bien entendu, ce n’est pas une règle d’or à suivre à la lettre ! Une phrase longue ici où là peuvent être nécessaires et seront pourquoi pas bienvenues vis-à-vis du récit. Prenez ces informations comme une ligne de conduite générale.

Dialogues

Dans les règles de l’art, le dialogue s’ouvre avec un guillemet ouvrant, puis les répliques s’enchainent avec des tirets cadratins. Lorsque le dialogue est terminé, il est refermé par un guillemet fermant.

Exemple :

« Viens par ici, malotru !
— Et pourquoi donc ferais-je cela ?
— Parce que tu n’as pas le choix ! »


Au fil du temps, l’usage a cependant adopté des dialogues sans guillemets, on commencera alors dès la première réplique avec un tiret cadratin :

— Viens par ici, malotru !
— Surement pas !


Ne confondez pas le tirez cadratin, qui est spécialement dédié au dialogue, avec le tiret du « 6 » sur votre clavier. Pire, ce dernier va créer automatiquement une liste sous Microsoft Word et donc un retrait à chaque début de phrase. Les dialogues ne doivent pas commencer avec un retrait ! Pour obtenir ce fameux tiret cadratin, pressez les touches « Ctrl » + « Alt » + « - » (tiret du 6 ou touche « moins » du pavé numérique). Il y a toujours un espace après un tiret cadratin.

Si vous souhaitez préciser une attitude, une action ou tout simplement resituer les protagonistes d’un dialogue, il peut être utile d’ajouter une incise en fin de tirade, après une virgule.

Exemple :

— Viens par ici, malotru, dit l’homme masqué d’un regard noir.

Cela permet d’affiner la scène puisque le lecteur découvre l’état d’esprit de l’homme (regard noir) et qu’il est masqué si cela n’avait pas été indiqué avant. Dans de longs dialogues, il est utile de resituer régulièrement chaque protagoniste sur ses tirades au risque que le lecteur ne sache plus qui dit quoi.

Après un point d’exclamation ou d’interrogation, il ne faut pas mettre de virgule avant l’incise, un simple espace suffira. Les incises (dit-il, répondit-il, etc) ne doivent cependant pas polluer inutilement vos dialogues. Relisez à haute voix, le texte doit « couler naturellement ».

Exemple d’incises inutiles:

— Viens par ici, dit-il.
— J’arrive, répondit l’autre.


Une exception sur la virgule qui précède l’incise : elle est inutile lorsque la réplique de dialogue se termine par un point d’exclamation, de suspension ou d’interrogation.

Exemple :

— Viens par ici, dit-il d’un ton autoritaire.
— Et pour quoi faire ? répondit l’autre, impassible.

Table des matières

N’omettez pas cet outil très pratique pour le lecteur, d’autant plus que les logiciels actuels permettent aisément de la créer ainsi que de la mettre à jour. Évitez de donner des noms trop explicites à vos chapitres, surtout si l’intrigue de votre roman est primordiale ! La table des matières les regroupant tous, le lecteur ne doit pas pouvoir deviner ce qu’il va se passer juste en la lisant.

Votre style

Inutile de lutter, votre style propre sera toujours meilleur qu’un style forcé. De plus, il n’est pas figé dans le temps et il est fort probable qu’il évolue (en bien) au fil de vos écrits et de votre savoir linguistique.

Orthographe et grammaire

S’il est un terrain sur lequel les lecteurs ont des aprioris vis-à-vis des auteurs autoédités, c’est bien celui de la qualité du français utilisé ! Vous êtes attendus, sachez-le ! Tant que faire se peut, vous devez donc être irréprochable de ce côté-là. Trop de fautes ou de coquilles vont gravement nuire à la crédibilité de votre œuvre ! S’il n’est pas aisé pour une production en amateur d’éradiquer toutes les fautes, voici néanmoins quelques astuces qui vous permettrons de faire un grand nettoyage.

- Oubliez le correcteur de Word : il est beaucoup trop léger, ne sait pas reconnaitre un participe passé ou un double sens. Même avec un texte sans aucune erreur détectée, vous pouvez être certain qu’il en est encore truffé !

- Si vous avez un peu de moyen (environ 100€), offrez-vous un logiciel de correction professionnel comme Antidote. Une fois que cet outil aura fait son œuvre, votre texte aura perdu 80 à 90% de ses fautes et coquilles. Cela améliorera d’autant l’efficacité d’une future relecture humaine.

- Relisez-vous ! Cela parait évident, mais il va falloir vous lire et vous relire plusieurs fois ! Le cerveau humain est ainsi fait qu’il corrige automatiquement certaines erreurs d’écriture et vous pouvez passer plusieurs fois sur une énorme coquille sans la voir ! Essayer de vous relire de différentes manières (à voix haute, en silence, en interprétant vos personnages….) pour tenter de casser la routine et obliger votre cerveau à se concentrer sur les mots.

- Faites-vous relire ! Sans parler des fautes que vous ne voyez pas, car pour vous elles n’existent pas, avoir un œil extérieur est primordial ! Nos cerveaux ne sont pas tous similaires et certaines coquilles ou fautes apparaîtrons à certains et pas à d’autres.

- Si vous avez beaucoup de moyen, vous pouvez utiliser un professionnel de la correction. Il en existe beaucoup qui proposent leurs services sur internet, mais attention à la note ! Le travail à réaliser sur un roman est colossal et la facture sera salée (de 1 à 5 centimes le mot, voire plus). Ce type de service, d’ordinaire réservé aux maisons d’éditions, est le meilleur moyen d’obtenir un texte « propre », mais rassurez-vous, il est tout à fait possible d’atteindre quelque chose de très correct sans aller jusque-là.

Police de caractère

Dans ce domaine, le conformisme est de rigueur ! N’utilisez pas de polices ostentatoires ou aux jolies formes (mais illisibles). La lecture ne doit surtout pas être freinée par une police de caractère nécessitant un effort d'adaptation de la part du lecteur. Des polices telles que Times New Roman, Arial, Verdana ou encore Calibri font partie des choix possibles, car elles sont lisibles et "transparentes" pour le lecteur.

Auteurs, vous souhaitez compléter cet article par votre propre expérience ? Vous pouvez le faire sur le forum. Si votre proposition est intégrée à l’article, vous pouvez obtenir jusqu'à 250 points de liberté !

Chapitre suivant : mentions légales

Index
Quelle police de caractère utilisez vous pour vos romans
Times News Roman100%
Arial0%
Verdana0%
Calibri0%
Démarré le 29 avril 2018 à 6h19 • Un vote
Utilisez vous les services d'un correcteur professionnel pour vos romans ?
Oui0%
Non0%
Scribay100%
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