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Guide de l'autoédition : promouvoir votre livre

Publié le 22 avril 2018 à 16h58 • modifié le 2 mai 2018 à 20h39 par Tristan Valure • 377 vues
Ça y est, votre chef-d’œuvre est enfin terminé et pourtant aucune maison d’édition ne vous a supplié de l’intégrer à son catalogue ; pire, aucun lecteur ne semble s’y intéresser. La première étape dont il va falloir vous occuper dès lors que votre dernier opus est achevé va donc être sa promotion. Peu d’auteurs aiment cette partie du métier, mais elle est malheureusement indispensable : il faut qu’on entende parler de votre livre, et si possible, votre lectorat cible avant tout. C’est là, la grande force des maisons d’édition qui usent et abusent de toutes les ficelles permettant d’occuper le devant de la scène. Si sur Liberi un lecteur peut trouver une sélection de livres en totale correspondance avec ses goûts, il en est tout autre partout ailleurs. C’est ainsi qu’un livre moyen peut tout à fait se vendre bien mieux qu’un chef-d’œuvre avec un budget publicitaire et/ou les relations média adéquates. Le mérite n’a pas droit au chapitre lorsque l’on touche à l’argent. Le monde est cruel, que voulez-vous !

Même sans gros moyen, il est possible de faire parler de votre dernier bébé. Le premier type de promotion que vous devrez aborder va être dématérialisé. Nous sommes à l’ère d’internet, un outil fantastique qui permet de communiquer avec la terre entière, ou presque, en deux clics.

Qui va le lire ?

Avant d’entamer une communication tous azimuts sur votre livre, posez-vous la question de son lectorat. Qui va lire votre livre ? En fonction de la réponse à cette question, votre plan d’action devra être affiné afin d’être certain que votre message parvienne au public visé.

Vous ciblez un public de passionnés ? C’est principalement sur les sites, salons et évènements liés à cette passion qu’il faudra agir.

Votre lectorat type est jeune ? Misez sur les réseaux sociaux en vogue.

S’il est difficile de savoir qui lit quoi, essayez tout de même de vous imprégner des sites internet de fans ou de lire les commentaires des avis de lecteurs sur des ouvrages similaires au vôtre. Vous arriverez peu à peu à dessiner un portrait-robot de votre lecteur potentiel lambda et vous aurez parfois des surprises !

Commentaire de Tristan Valure, auteur autoédité de Fantasy : « lorsque j’ai étudié quels étaient mes lecteurs, je me suis rendu compte que j’avais surtout de jeunes lectrices ! Cela n’a pas changé ma façon d’écrire, mais je suis dorénavant plus attentif aux réactions de mon principal lectorat. »

Les réseaux sociaux

Les Facebook, Instagram, Twitter et consorts sont certainement le meilleur moyen de toucher beaucoup de lecteurs potentiels. Vos débuts sur ces plateformes vont cependant être longs et chronophages, sans pour autant obtenir de résultats concrets. Voyez ces outils comme le geste auguste du semeur : les fruits viendront plus tard.

À moins que vous vouliez mêler votre vie personnelle avec votre statut d’écrivain (ce qui n’est certainement pas une bonne idée !), commencez par vous créer une identité d’auteur que vous utiliserez sur la scène médiatique.

Publiez des informations sur vos travaux, vos avancements, mais également sur le ou les thèmes que vous abordez dans vos livres. Inutile de saturer vos pages de messages, vous perdrez en lisibilité lorsque vous en publierez quelque chose d’important. Alimentez vos réseaux sociaux avec du pertinent, de l’intelligent et de l’étonnant. C’est malheureusement ce dernier point qui vous amènera le plus de réactions, notre époque est celle du « buzz » !

Demandez à votre famille et vos amis de s’abonner à votre compte d’auteur et de partager vos publications. Peu à peu, d’autres personnes viendront grandir la masse de vos abonnés, qu’ils soient déjà parmi vos lecteurs ou de simples intéressés.

Une publicité sur les réseaux sociaux peut vous permettre de rapidement obtenir plus de gens qui vous suivent. Comptez environ 0,30€ par nouvel abonné sur Facebook, un peu moins si votre publicité est attirante et bien ciblée. En revanche, ne vous attendez pas à un décollage des ventes suite à une centaine de nouveaux inscrits ayant rejoint votre giron : un clic sur « j’aime la page » ne coute rien, acheter votre livre si ! Cela peut néanmoins être un bon tremplin pour entamer une base de fidèles qui servira à propager davantage vos messages.

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Les réseaux sociaux : un outil formidable, mais chronophage !

Le site d’auteur

Si vous êtes à l’aise avec la création de sites internet, cette étape est une évidence qu’il vous sera facile à mettre en œuvre. Un site bien alimenté et correctement référencé génère des dizaines, voire des centaines de vues par jour, soit autant de lecteurs potentiels. À vous de créer ensuite un contenu qui donne envie de franchir le pas (et d’ouvrir le portefeuille) pour acheter vos livres. Si cet espace à l’avantage de vous être entièrement dédié, soyez honnêtes, inutile d’en faire trop !

Vous pouvez également envisager de créer un blog sur une base CMS classique (Wordpress, Joomla, etc), mais attention : ce type de site est bien plus chronophage et nécessite du contenu régulier au risque de paraître abandonné. Si vous voulez consacrer votre temps libre à l’écriture, ce n’est peut-être pas la bonne solution.

Si vous êtes béotien dans la création de sites, vous pouvez utiliser les services d’hébergeurs spécialisés qui proposent depuis quelque temps des outils très performants pour créer un site vitrine de bonne facture, sans aucune connaissance préalable. Par exemple, pour une vingtaine d’euros par an, la société LWS vous propose un hébergement incluant un nom de domaine, la création de votre site en ligne et un référencement basique. Cela peut être un bon début pour apparaître sur la toile.

Les blogs littéraires et leurs chroniqueurs


Un bon moyen de faire parler de votre livre à moindres frais est de le faire chroniquer. Il existe une myriade de lecteurs qui partagent leurs avis via des blogs plus ou moins suivis. Évidemment, cela sous-entend également qu’une critique de votre travail va être formulée et diffusée à tous. Préparez-vous à cela, car il est extrêmement rare qu’un livre plaise à tout le monde et vous aurez parfois des retours en demi-teinte, voire négatifs. D’une manière générale, ces chroniqueurs sont cependant respectueux des auteurs qui leur confient un ouvrage et un bon livre a, sans surprise, de bons retours.

Le plus difficile va être de sélectionner les bons chroniqueurs : ceux qui ont une audience correcte, qui aiment le genre de livre que vous avez écrit et qui publient des chroniques de qualité. Si ce n’est déjà fait, inscrivez-vous sur Simplement.pro qui va grandement vous simplifier la tâche. Vous aurez accès à la liste des chroniqueurs, aux liens vers leurs blogs et à leurs chroniques passées. En y consacrant un peu de temps, vous aurez rapidement sélectionné un panel de chroniqueurs qu’il vous faudra ensuite convaincre d’accepter de lire votre livre. Sans surjouer, écrivez-leur un message personnalisé qui vante les points forts de votre ouvrage et pourquoi ils devraient le lire. Attention, certains chroniqueurs n’acceptent que le format physique (un livre papier). Entre les coûts d’impression et l’envoi postal, cela vous reviendra donc environ à 10€, sans aucune garantie d’avoir une chronique positive. Si vous voulez tenter l’expérience, tant que faire se peut, essayez de maximiser vos chances : sélectionnez des chroniqueurs à large audience afin de rentabiliser au mieux votre « investissement » et qui ont une bonne probabilité d’apprécier le style de votre livre afin d’avoir un bon retour.


Ensuite, si vous n’êtes pas encore saturé ou si vous aimez les poignées de mains, le vrai contact, voici quelques pistes dans ce qu’on appelle aujourd’hui « la vie réelle ».

Les salons

Participer à un salon en tant qu’auteur est une expérience à la fois éprouvante et jubilatoire. Vous allez parler (beaucoup), vous faire connaitre et vendre (un peu). L’échange direct avec les lecteurs est certainement le meilleur vecteur pour se créer un lectorat fidèle.
Ne comptez pas vendre un camion de livres pendant ce genre d’évènement, les ventes sont souvent modestes. Cependant, grâce à vos échanges et à votre talent d’orateur, vous allez convaincre quelques personnes de vous lire. Ces nouveaux lecteurs peuvent en créer d’autres et, petit à petit, grossir le rang des gens qui vous suivent.

Pour savoir où, quand et comment participer à un salon littéraire, rendez-vous sur notre carte interactive (à venir).

Les prix & concours

Gagner un prix ou un concours littéraire est un formidable tremplin pour se faire connaitre, et donc, pour gagner des lecteurs. Il y a cependant beaucoup d’appelés pour peu d’élus, mais comme pour la loterie nationale, seuls ceux qui ont tenté leur chance ont gagné !

Repérez les prix et concours qui sont pertinents vis-à-vis de vos écrits et inscrivez-vous le moment venu. Vous n’avez rien à perdre, si ce n’est un peu de temps.

Pour vous aider à sélectionner les prix & concours qui acceptent les auteurs autoédités, utilisez notre agenda (à venir).

Les librairies

Elles sont de plus en plus rares, car malmenées par la vente via internet et la grande distribution, mais il y en a encore ! De plus, en tant qu’autoédité, vous apportez de la nouveauté, de l’exclusif et ces établissements en ont bien besoin. Le plus difficile sera peut-être de convaincre le libraire que votre livre est digne de figurer dans son étale. Ce point de détail peut se régler via le prêt d’un exemplaire, ce qui aura également l’avantage d’ensuite aider à la vente puisque le libraire aura lu votre roman.

Si vous connaissez l’existence d’une librairie dans votre ville et que vous possédez quelques exemplaires papier, n’hésitez pas et franchissez la porte ! Comptez une commission sur le prix de vente inscrit sur votre livre d’environ 30%. Attention, toutes les mentions légales doivent être respectées !

Si cette première expérience se passe bien, vous pourrez même proposer à votre libraire de venir faire un peu de promotion dans son échoppe au travers d’une séance de dédicaces par exemple : cela créera de l’animation et vous fera connaitre.

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La librairie de votre quartier vous permettra de rencontrer des lecteurs en chair et en os !

La carte de visite

Peu onéreuse, la carte de visite est un excellent moyen de laisser des traces de votre existence. Vous rencontrez tous les jours des gens qui lisent ou des connaissances qui apprennent votre nouveau statut de romancier : donnez-leur donc une carte de visite !

Faites apparaitre votre nom d’auteur, votre courriel, le ou les genre(s) littéraires que vous abordez et l’adresse de votre site internet ou de votre page Facebook. Clôturer un échange entre passionnés par la remise de ce petit rectangle cartonné vous assurera une visite de votre site et pourquoi pas, de nouvelles ventes.

Auteurs, vous souhaitez compléter cet article par votre propre expérience ? Vous pouvez le faire sur le forum. Si votre proposition est intégrée à l’article, vous pouvez obtenir jusqu'à 250 points de liberté !

Index
Quelle est votre première source d'autopromotion ?
Site internet d'auteur16,67%
Facebook66,67%
Twitter16,67%
Bouche à oreille0%
Salons0%
Chroniques0%
Démarré le 28 avril 2018 à 4h57 • 6 votes
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Une réaction

Portrait de Frédéric Marcou
Je suis presque d’accord avec tout sauf pour le nom d’auteur. Il est évident pour moi que connaitre sa propre identité est une des clès pour toute relation de confiance avec son lectorat, mais pas que, avec toutes personnes.
#1 postée le 29 juin 2018 à 15h54modifiée
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